Faisons le tour de quelques nouveautés annoncées par Google et qui vont, à n’en pas douter, intéresser et concerner les sociétés de référencement, agences SEO et autres experts et professionnels du webmarketing.

Mise à jour du Page Rank

L’information semble être passée inaperçue, mais elle a son importance : Google semble avoir procédé à une mise à jour du Page Rank. Cette opération est toutefois habituelle et intervient en général tous les 6 mois.

Cette mise à jour est comme à chaque fois l’occasion de débattre de la pertinence, de l’utilité, et de l’importance à attribuer à cet indicateur.

Pour rappel, le Page Rank est un indice allant de 0 à 10 déterminé par Google pour chaque page web. Il dépend du nombre de liens externes pointant vers une page. Le Page Rank est un facteur de positionnement, même s’il n’est pas le seul. Dans les faits, les sites à fort Page Rank tendent à se positionner mieux que les autres, car ce sont des sites qui bénéficient de nombreux liens.

Il existe toutefois de nombreux contre-exemples, à savoir des pages au Page Rank faible voire nul, qui se positionnent très bien sur Google.

Longtemps sur-médiatisé, cet indicateur tendait à focaliser toute l’attention des agences SEO du monde entier. Avec l’avènement du web sémantique et la complexification de la formule secrète de Google (plus de 200 critères sont pris en compte à des degrés divers), cet indicateur, sans être passé au second plan, tend à moins attirer l’attention des webmasters que cela n’était le cas il y a quelques années.

La mise à jour de cet indicateur connait à chaque fois son lot de gagnants et de perdants. Il permet en outre aux échanges de liens entre webmasters de repartir de plus belle, sur de nouvelles bases.

Google Analytics : modification du calcul du taux de rebond

Les équipes de Google Analytics viennent d’annoncer par la voix de leur blog officiel une fonctionnalité intéressante : il est désormais possible de paramétrer le temps de passage sur une page au delà duquel une visite est considérée comme un rebond. Pour rappel, Google Analytics considérait jusqu’ici qu’une visite sur une seule page d’un site web était un rebond.

Cette approche est pourtant très discutable : un visiteur peut arriver sur un site d’actualité, lire un article pendant un bon quart d’heure, puis quitter le site. Le visiteur aura passé un certain temps sur le site, peut-être même interagi avec le contenu en déclenchant la lecture d’une vidéo, mais cette longue et fructueuse visite, marquant un intérêt certain de l’internaute pour le contenu de la page concernée, était jusqu’ici considérée comme un rebond. Cette méthode de calcul engendrait des taux de rebond extrêmement élevés pour certains sites dont les pages répondent directement et de manière claire et complète à des requêtes tapées par les internautes.

Sur les pages de ce blog par exemple, Google Analytics indique un taux de rebond supérieur à 80%. Rien d’étonnant, dans la mesure où une bonne partie du trafic est constituée de visiteurs qui recherchent une information précise à un instant T (référencement mobile, dossier sur l’adserving, etc.). En revanche, Clicky (un outil d’analyse de trafic pour sites web), qui s’est penché sur ce problème depuis des années, indique un taux de rebond beaucoup plus proche de la réalité, de l’ordre de 20%. La méthode de calcul du taux de rebond est en effet totalement différente entre les deux outils : Clicky considère qu’au delà de 30 secondes de présence sur la page, la visite n’est plus un rebond.

Google Analytics permet désormais de faire la même chose, par le biais d’une valeur ajoutée dans le code de suivi, valeur au-dessous de laquelle l’internaute sera considéré comme un rebond.

Google permet de désavouer des liens via Webmaster Tools

Cela faisait plusieurs mois que l’information circulait, c’est à présent chose faite : Google vient de mettre à disposition des webmasters un outil permettant de désavouer des liens pointant vers son site Internet. Cet outil est particulièrement utile lorsqu’un site est victime de spam, c’est à dire de liens néfastes (porno, viagra, forex, casino, etc.), créés en grande quantité, avec pour seul objectif de nuire au site vers lequel ils pointent.

Voici les éléments que Google communique :

– Il faut à priori se soucier de cet outil uniquement si votre site a reçu un message d’alerte dans Webmaster Tools, indiquant que celui-ci faisait l’objet de liens « artificiels ».

– Pour identifier les liens qui posent problème, Google invite les utilisateurs à se servir de la fonctionnalité « Liens vers votre site » directement dans Webmaster Tools.

– Une fois les liens identifiés, ne pas se servir de l’outil de désapprobation immédiatement, mais essayer de régler le problème de manière durable : éradiquer les liens à la source. Facile à dire, mais souvent difficile à faire, car cela implique la bonne volonté de la personne émettrice des liens en question.

– Pour indiquer les liens à ignorer, il faut créer un simple fichier texte avec une URL par ligne (2 Mo maximum), et le soumettre dans le cadre d’une demande de réexamen. La procédure à suivre est documentée ici.

– Google indique par ailleurs que cet outil est mis en place pour faire face au spam via des liens toxiques, mais rappelle une fois de plus qu’au delà de son principe fondateur de Page Rank et de popularité des liens, il utilise plus de 200 critères pour déterminer la place à attribuer à une URL au sein d’une page de résultats de recherche.

– Google insiste lourdement sur le fait qu’il s’agit d’un outil « avancé » que très peu de personnes devraient avoir à utiliser. Un mauvais usage de cet outil peut en effet rapidement entraîner une catastrophe, comme c’est le cas avec les balises « canonical » par exemple.

Quelques nouveautés du côté de Google

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