Depuis quelques années, le DIY ou plus précisément “Do It Yourself” tient une véritable place dans le monde de la cigarette électronique. Cette pratique n’est pas seulement réservée aux experts loin de là, voici quelques explications pour tout comprendre sur le DIY.

Faites votre e-liquide vous-même !

Voilà ce qu’est le DIY finalement. Acronyme de “Do It Yourself”, DIY signifie “Faites-le vous-même” et les vapoteurs ne sont pas les seuls à utiliser cette expression qui est utilisée dans de plus en plus de domaines comme le jardinage, le bricolage ou encore la cuisine !

Le DIY dans la vape fait référence au fait de fabriquer son propre e-liquide. Mais attention, il ne s’agit pas de mixer une pomme, une poire et une banane pour faire son e-liquide loin de là ! On entend plutôt par là, mélanger soi-même les ingrédients de son e-liquide spécifiquement conçus pour la vape.

Pour donner un exemple, on pourrait dire qu’un fabricant fait du DIY (à grande échelle bien entendu) puisqu’il reçoit les matières premières puis les mélange pour créer un liquide aromatisé.

Le vapoteur fera exactement la même chose puisqu’il se fournira en propylène glycol, en glycérine végétale etc… pour fabriquer son e-liquide. Bien sûr, il convient d’acheter les différents ingrédients chez un fournisseur spécialisé dans la cigarette électronique afin de ne pas inhaler de composant dangereux.

Quels sont les avantages du DIY ?

La question est légitime dans la mesure où tous les e-liquides existent en format prêt à vaper, alors pourquoi prendre beaucoup plus de temps à fabriquer soi-même un e-liquide que l’on pourrait acheter déjà fait ?

La réponse semble évidente : à cause du prix. Le e-liquide est le consommable principal de la cigarette électronique avec les résistances. Il faut donc en acheter fréquemment et en fonction de la consommation du vapoteur, le coût peut vite devenir conséquent. À titre d’exemple, un flacon de 10 ml coûte en moyenne 6 euros, un litre coûtera donc 600 euros. Sur du matériel simple consommant peu, le coût ne sera pas particulièrement conséquent compte tenu de la consommation, en revanche sur du matériel très puissant, la consommation de e-liquide peut grimper en flèche et le budget avec…

Le DIY permet de fabriquer ses e-liquides en plus grande contenance et avec un coût réduit ce qui représente un sérieux avantage lorsque l’on consomme beaucoup de liquide.

L’engouement pour le DIY est également dû à la Directive Européenne qui a imposé une contenance maximale de 10 ml pour les e-liquides nicotinés. Le DIY permet de réaliser des e-liquides en grand format avec la possibilité de les nicotiner grâce à des boosters.

Enfin, le troisième avantage du DIY est sa simplicité. Si, à première vue, le vapoteur qui débute dans le Do It Yourself peut être un peu dérouté, cela semblera de plus en plus facile à force de pratique.

Comment faire son DIY ?

L’élaboration d’un e-liquide DIY peut se faire de différentes manières, de la plus simple à la plus complexe. La vapoteur débutant peut donc commencer très facilement pour aller crescendo dans la difficulté.

La forme de DIY la plus simple est tout d’abord de booster un e-liquide en nicotine. Il s’agit tout simplement d’un e-liquide déjà prêt dans lequel on va venir ajouter de la nicotine. Pour cela, il suffira d’ajouter un “booster”, c’est-à-dire un flacon de 10 ml de e-liquide sans arôme dosé de 18 à 20mg/ml  de nicotine. En fonction du nombre de boosters ajoutés, le e-liquide sera donc plus ou moins nicotiné suivant le dosage final souhaité. Si cette technique peut être parfois imprécise, un simple calcul ou l’utilisation d’un calculateur de DIY règleront le problème.

La seconde façon de faire du DIY est plus élaborée puisqu’elle inclut cette fois l’utilisation de concentrés. Pour ce faire, il suffit donc d’acheter une base neutre au taux de PG et de VG souhaité et d’ajouter à cette base un arôme concentré de la saveur voulue ainsi que de la nicotine si besoin. On conseille généralement d’ajouter 10 à 15% d’arôme dans la base pour une saveur prononcée sans être entêtante. De plus, les bases se vendent le plus souvent en grande contenance ce qui réduit considérablement le prix du e-liquide par rapport à la quantité ainsi produite. Cette solution reste d’ailleurs très simple si elle est appliquée avec méthode et minutie.

Enfin, la dernière solution permet de fabriquer son e-liquide soi-même de A à Z et est donc la plus complexe. Elle consiste à acheter des arômes alimentaires (spécialement conçus pour être vapés) et à les ajouter à une base.

Si cette technique est évidemment la plus rigoureuse et la plus minutieuse car elle demande de l’expérience pour trouver les bons dosages et les bonnes proportions, elle permet néanmoins de recréer un e-liquide voire de l’améliorer ou même d’en élaborer un totalement inédit !

Le DIY n’est finalement pas aussi complexe qu’il n’y paraît et peut s’apparenter à la cuisine. De la même façon, il peut vite devenir un hobby en créant des e-liquides des plus classiques aux plus originaux.

Qu’est-ce que le steep ?

Chaque vapoteur, qu’il fasse du DIY ou qu’il utilise des e-liquides prêts à vaper, est toujours pressé de goûter sa dernière création ou acquisition. Oui mais voilà, si cela marche pour les e-liquides prêts à l’emploi, cela ne fonctionne pas tout à fait de la même manière pour les e-liquides DIY et c’est probablement l’étape la plus frustrante de cette technique.

Après avoir terminé la création de son e-liquide, il faut laisser ce dernier “mûrir” en quelque sorte afin de le laisser développer tous ses arômes. Comme un bon vin, un e-liquide nécessite un temps de maturation que l’on appelle “steep” (qui signifie “macérer” en anglais).

Cette période de steep peut durer de quelques jours à quelques semaines et va permettre aux arômes de se développer, de se diluer correctement dans la base et de se mélanger pour révéler toutes leurs saveurs et leurs nuances. Chaque recette est différente et évoluera à son rythme, le tout est de trouver le bon temps de maturation pour que le tout dévoile tout son potentiel.

Quelques précautions…

Il ne faut pas oublier que la manipulation de e-liquide contenant de la nicotine demande quelques précautions comme le port de protections adaptées (gants, lunettes par exemple). Si, aux doses contenues dans les e-liquides, les risques sont très réduits pour un adulte, il faudra toujours veiller à tenir le matériel DIY hors de la portée des enfants.

De plus, assurez-vous d’acheter vos bases, concentrés et arômes dans des boutiques spécialisées dans la cigarette électronique afin d’éviter tout élément dangereux ou impropre à l’inhalation.

Au fil des années, le DIY est devenu de plus en plus populaire chez les vapoteurs et a connu un très grand essor lorsque la TPD a limité les e-liquides nicotinés à 10 ml. Ses avantages sont nombreux et permettent aux vapoteurs de tester différentes recettes avec la satisfaction de les avoir élaborées eux-mêmes. Chaque vapoteur peut donc s’initier au Do It Yourself très simplement et créer ses propres e-liquides !

Comment faire un DIY de e-liquide ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

trois × deux =